Le MR est une formation de « droite dure, voire d’extrême droite » où le populisme est assumé et où les « dérapages sont devenus la norme »
Liridon Demiri, conseiller communal à Evere, quitte le MR et les Jeunes MR dans une rupture idéologique assumée. Dans une lettre ouverte, il accuse le parti, sous la présidence de Georges-Louis Bouchez, d’avoir glissé d’un centre-droit humaniste vers une droite dure, voire extrême, marquée par le populisme et des dérapages devenus courants. Il dénonce le silence et la lâcheté des cadres, ainsi que des réactions internes jugées trop tardives. Il pointe aussi un malaise profond au sein de la jeunesse libérale, vidée selon lui de ses profils progressistes, et refuse d’être réduit au rôle « d’étranger de service ». La rupture finale survient à Evere, lorsque son groupe MR lui interdit de déposer une motion reconnaissant la Palestine et dénonçant l’apartheid israélien. Refusant ce qu’il qualifie de silence complice face à Gaza, il décide de siéger comme indépendant. Son départ s’inscrit dans un contexte plus large de tensions autour de la ligne Bouchez à Bruxelles.